Maître DESSEIN, avocate en droit des affaires près de Nantes, vous reçoit, vous assiste et vous conseille dans le domaine spécifique des baux commerciaux. Le Cabinet vous assistera en matière de Conseil et de Rédaction d'actes pour gérer vos cessions, vos acquisitions et rédiger les actes nécessaires.
Le contentieux des baux commerciaux connait plusieurs procédures : celle portant sur le loyer du bail commercial et celle portant sur les statuts, et l'exécution et la fin du bail commercial : le non-paiement des loyers, l'expulsion du locataire... Enfin, le sort du bail commercial connait une procédure spécifique lorsque l'entreprise est en difficulté et subit l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire.
Les baux commerciaux sont régis par les dispositions L145-1 et suivantes et R145-1 et suivantes du Code de commerce. Ils font l'objet d'une procédure spécifique et stricte devant le Juge des loyers : la procédure est écrite et sur mémoire. A défaut de notification (par lettre recommandée avec accusé de réception ou signification par huissier) d'un mémoire préalable à l'ensemble des parties, il s'agira d'un vice de fond et est susceptible d’entraîner la nullité et donc l'extinction de l'intégralité de la procédure.
C'est la notification de ce mémoire qui interrompt la prescription biennale en matière de loyers de baux commerciaux. Le contenu du mémoire préalable est fixé par les articles R145-24 et R145-25 du Code de commerce.

Cette procédure devant le Juge des Loyers commerciaux débute donc par la notification d'un mémoire préalable à la procédure judiciaire, à l'initiative du demandeur au Greffe du Juge des loyers qui est le Président du Tribunal judiciaire. Ce mémoire contiendra les prétentions et arguments du demandeur. A réception, le Greffe avisera les parties par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le demandeur pourra également saisir la Commission Départementale de Conciliation. Celle-ci aura trois mois pour rendre un avis, à défaut elle sera automatiquement dessaisie. Si le Juge des Loyers est d'ores et déjà saisi, alors il devra surseoir à statuer dans l'attente de l'avis de ladite Commission. En matière de révision du bail et non de renouvellement cette étape n'est pas proposée, la Commission n'étant compétente que pour les litiges concernant les révisions de loyers. (articles L145-34 et D145-12 à D145-19 du Code de commerce)
Ensuite, le demandeur devra prendre une date auprès du Greffe, auquel il déposera son mémoire préalable, ses pièces et obligatoirement un plan des locaux. Le demandeur sera autorisé à assigner à jour fixe le défendeur. Il devra faire délivrer ladite assignation par exploit d'Huissier. Le Juge des loyers commerciaux ne pourra être valablement saisi par l'assignation qu'après que soit expiré un délai d'un mois, à compter de la notification du mémoire préalable. A défaut, la saisine du Juge sera irrecevable (article R145-28 du Code de commerce).
Le Défendeur devra notifier un mémoire en réponse. S'en suivront éventuellement plusieurs échanges de mémoires, les parties faisant ainsi part de leurs prétentions et de leur argumentation sur la demande formulée.
Si le Juge des Loyers ne s'estime pas suffisamment éclairé et à la demande de l'une des parties, une mesure d'instruction telle une expertise pourra être diligentée et désignera un expert judiciaire pour la diligenter.
Une fois que l'Expert judiciaire aura remis son rapport d'expertise à la juridiction, le Greffe en avisera les parties par lettre recommandée avec accusé de réception. Les parties devront notifier de nouveaux mémoires. Si tel n'est pas le cas, ils pourront régulariser la situation en notifiant un mémoire en cours de procédure, tant que la juridiction n'aura pas statué.
Puis les mémoires seront déposés au Greffe et le dossier sera plaidé et le Juge des Loyers pourra trancher le désaccord des parties sur le prix du loyer. La décision rendue fixera le prix du loyer révisé ou renouvelé, les intérêts dus rétroactivement depuis la date de renouvellement ou la date de demande de révision du bail, les dépens, l'article 700 du CPC et l'exécution provisoire. Les parties pourront faire appel de la décision rendue.
Enfin, lorsque la décision sera devenue définitive, dans le cadre d'un bail renouvelé (et non d'une révision du bail), les parties auront la possibilité de faire valoir leur droit d'option pendant un délai d'un mois suivant la signification de la décision définitive (article L145-57 du Code de commerce): le bailleur pourra refuser le renouvellement et le preneur pourra également renoncer à celui-ci. Celui qui l'exerce supportera tous les frais de procédure (dépens avec expertise, article 700 CPC).
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Pour l'application du statut des baux commerciaux, les procédures applicables sont celles de droit commun. Ainsi, toute procédure devant le Tribunal judiciaire, devant le Tribunal de commerce ou devant les juridictions d'appel se déroulent selon les règles procédurales habituellement applicables devant ces juridictions.
Plusieurs procédures collectives sont envisageables lorsqu'une entreprise est en difficulté de paiement. Que se passe-t-il lorsqu’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire s'ouvre à l'encontre du locataire d'un local commercial ?
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